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 Alex Evrin

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Alex Evrin
Kloropanphylle
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Messages : 28
Points : 30

Feuille de personnage
Age PJ: 12 ans
Site panesque ou ville: Le Nid
Altération ou métier: Estimation mesures

MessageSujet: Alex Evrin   Mer 28 Mai 2014 - 6:23

Alexandre Evrin

Sexe : Masculin - Age : 12 ans - Site panesque : Le Nid

Background :

    Juillet 2007

Alex n'en pouvait plus. Sa peau le picotait tant il avait chaud. Son T-shirt lui collait au torse et aux bras. Toute la banquette arrière empestait la sueur.
— Pitié, maman, laisse-moi changer de place, gémit-il.
— Tu ne détaches pas cette ceinture de sécurité, répondit sa mère sans même se retourner. Je ne veux pas que tu sois blessé en cas d'accident.
Alex se demanda quel genre d'accident pouvait bien survenir au beau milieu d'un monstrueux embouteillage, dans le centre-ville d'Atlanta.
— On ouvre les vitres, alors, supplia le garçon.
— Sûrement pas, pas pour avoir le bruit des autres voitures et l'odeur qui va avec, non.
Laisse-moi transpirer encore un peu, et tu vas l'avoir, ton odeur !, pensa Alex avec un intense énervement.
— Je vais mourir…, souffla-t-il en s'affaissant sur son siège.

Sa mère portait des lunettes de soleil, mais il imagina très bien le regard agacé qu'elle lui lançait dans le rétroviseur.
— Arrête tes bêtises, il ne fait pas si chaud que ça, dit-elle.
Elle pouvait bien parler, elle qui était au volant, du côté gauche du véhicule. Lui avait commis la plus grande erreur de sa vie, celle de s'asseoir du côté droit de la banquette, celui que le soleil de début d'après-midi inondait depuis plus de quarante minutes. Il ne savait pas quelle était la température autour de lui, mais elle comportait certainement trois chiffres. Le garçon tira sur le col de son T-shirt pour le décoller de sa peau. Et encore, ce qu'il subissait n'était rien comparé à ce qui l'attendait encore.

— En plus, ça va être ennuyeux à en crever, grogna-t-il. Je vais rien comprendre, je vais pioncer pendant des heures.
— Tu n'auras qu'à aller jouer avec les enfants de ton âge.
— Les enfants de mon âge ?, répéta Alex. De une, je suis plus un gamin. De deux, tu connais beaucoup d'« enfants de mon âge » qui vont à des conférences sur la mondialisation et tous vos trucs économiques incompréhensibles, là ?
— Tu m'ennuies, Alex.
— J'ai soif.
— L'eau est dans le sac à côté de toi.
— Elle est chaude.
— Ça te désaltérera quand même.
— Elle a mauvais goût.

La file de voitures klaxonnantes avança un petit peu. Une fois qu'ils furent de nouveau immobiles, la mère d'Alex daigna enfin tourner la tête vers lui.
— Au lieu de te plaindre, tu devrais remercier ton père pour t'offrir ce séjour aux États-Unis. Tous les garçons de ton âge en France ne peuvent pas se payer ce luxe.
— M'offrir, ricana Alex. Me traîner avec vous à ses conférences, oui, tu veux dire.
— Au moins ça te sera utile, dit sa mère en se retournant vers la route alors que le trafic progressait petit à petit. Rappelle-moi ta dernière note d'anglais ?
— Douze.
— Non, moins que ça.
— Ça valait douze. Cette vieille vache de Louvet n'avait pas à m'enlever de points.
— Parle autrement de tes professeurs, coupa sa mère, sévère.
— J'en parle comme je veux, et Louvet est une vieille vache.

Sa mère déboîta lentement à droite au fur et à mesure que les voitures avançaient. Elle remonta d'une main ses lunettes de soleil sur son front et fusilla Alex du regard dans le rétroviseur.
— Un de ces quatre, il faudra que moi et ton père ayons une petite conversation avec toi.
— Ça tombe bien, je la demande depuis un moment, la conversation, rétorqua Alex en lui rendant son regard assassin.

Il secoua à nouveau son T-shirt. Dehors, une sirène de police se faisait entendre par-dessus les klaxons et les bruits du trafic. Avachi sous sa ceinture de sécurité, Alex tenta de remonter son moral déclinant en constatant que le bouchon se défaisait petit à petit. Peut-être que son calvaire serait moins long que prévu, finalement. La sirène de police hululait toujours. Alors qu'ils traversaient à angle droit un grand carrefour de la ville, noyé au milieu d'une forêt de panneaux indicateurs et de feux tricolores, le garçon tourna distraitement la tête dans sa direction, plus loin sur la route. À travers la vitre de sa portière, il eut juste le temps d'apercevoir le capot d'une voiture se précipiter à sa rencontre. Puis sa vision explosa, et ce fut le néant.
* * *
    1er Janvier 2009

Alex ouvrit les yeux en inspirant bruyamment.

Il s'attendait à apercevoir le dossier du siège passager. Juste à côté, sa mère allait se retourner pour lui demander avec colère ce qui se passait encore. Mais il ne vit qu'une surface crasseuse et sombre, deux mètres devant ses yeux. Hérissée de petites pointes verdâtres. Effrayé par cette vision, il sursauta et voulut crier. Ce faisant, il s'aperçut de deux choses : la première était que son centre de gravité ne se situait pas à l'endroit prévu. Il réalisa qu'il était allongé. La seconde était qu'il avait quelque chose enfoncé dans la gorge et les narines. Il manqua de s'étrangler et se redressa brusquement. Il voulut porter les mains à son visage : la gauche rencontra une résistance inattendue et s'arrêta à mi-parcours, la seconde se saisit de petits tuyaux en plastique souple, et les arracha. Le garçon fut pris d'une violente quinte de toux.

Une fois qu'elle fut passée, les larmes aux yeux, il prit le temps de détailler son environnement. Il était dans un lit. En regardant autour de lui, il vit ce qui ressemblait à une longue chambre d'hôpital, plongée dans la pénombre. Deux autres lits auxquels étaient accrochés de petits diagrammes se trouvaient un peu plus loin, près d'un paravent pliable. Un poteau chromé, monté sur roulettes, gisait par terre, une poche de sang vide encore fixée à un crochet. Il regarda sa main gauche, enserrée dans un bracelet gonflé d'air, relié à une machine posée sur sa table de chevet, aux côtés de tout un tas d'autres instruments médicaux. Il s'en débarrassa et voulut se lever. Mais sa tête lui tourna, et il perdit l'équilibre avant de glisser à terre.

Au lieu du linoléum auquel il s'était attendu, il toucha une surface étrange, un peu rugueuse et molle. C'était de la mousse. Dans une chambre d'hôpital. Alex fronça les sourcils en se redressant précautionneusement. À bien y regarder, toute la pièce était envahie d'un début de végétation. Le sol était recouvert de cette mousse sombre et clairsemée. Les murs étaient mangés par le lichen, quelques herbes folles poussaient entre les pieds des meubles et dans les angles de la chambre. En levant la tête, il vit que ce qu'il avait pris pour des pointes vertes n'étaient que de petites lianes et des filaments herbeux qui pendaient du plafond, entre les fissures qui le zébraient. Alex se rendit compte que quelque chose clochait vraiment. Il marcha pieds nus sur le sol moussu, seulement vêtu d'une robe d'hôpital blanche, pour se diriger vers la porte de la pièce, qu'il tenta d'ouvrir. Celle-ci opposa une résistance surprenante, et une sorte de craquement sourd bruissa de l'autre côté. Alex réitéra son effort, arrachant les fougères qui s'étaient développées sur l'autre face du battant et le sol environnant.

Il enjamba les plantes et regarda le couloir qui s'offrait à lui. La végétation avait écaillée la peinture des murs, englouti un extincteur et envahi le sol. Des filaments verdâtres ornés de feuilles pendaient entre les cloisons. Tous les corridors alentours étaient eux aussi plongés dans la pénombre, la seule source de lumière provenait de derrière l'angle du couloir d'en face. Alex s'y rendit et se retrouva devant une longue baie vitrée qui faisait face à une volée de portes de services médicaux. Toutes les vitres étaient brisées, offrant au garçon une vue dégagée sur l'extérieur. Il en eut le souffle coupé. L'hôpital était très grand, construit autour d'une vaste cour centrale, s'élevant sur au moins six étages. Mais son état était extraordinaire. Du cinquième niveau où il se trouvait, Alex pouvait voir que toute la cour – et, de ce qu'il pouvait en juger, tous les environs de l'hôpital – s'était transformée en une véritable jungle. D'énormes arbres bouchaient l'horizon, plusieurs d'entre eux avaient même éventré l'un des bâtiments.

— Où est-ce que j'ai atterri, moi ?, souffla Alex, qui ne comprenait absolument rien à ce qui se passait. Comment avait-il pu passer de la voiture de sa mère à cet endroit ?
En observant attentivement les rares endroits de la cour qui n'étaient pas masqués par l'épais feuillage des arbres, il crut apercevoir des groupes de personnes qui s'y déplaçaient. Son cœur bondit dans sa poitrine.
— Eh !, appela-t-il, les mains en porte-voix. Ohé ! Par ici !
Il ne vit personne réagir. Il appela plus fort :
— Eeeeh ! À l'aide !
Quelqu'un en bas leva la tête. Il sembla à Alex que c'était un adolescent ; ce dernier attira l'attention de ses congénères et le pointa du doigt. Le garçon soupira de soulagement. On allait venir le chercher.
— Ah, je t'avais bien dit qu'il restait des gens !

Alex sursauta et se retourna vers l'autre extrémité du couloir, où se tenaient deux personnes, une fille et un garçon. La première était plus âgée que lui, assez grande, le regard sombre. Le garçon, lui, était sensiblement du même âge qu'Alex, peut-être une douzaine d'années, les cheveux en bataille et l’œil pétillant bien qu'alerte. Mais surtout, ils avaient tous les deux les cheveux verts, ainsi que leurs yeux, d'une intense couleur émeraude. leurs lèvres également tiraient sur le brun. Alex les regarda avec stupéfaction.

— Comment tu t'appelles ?, dit le garçon en s'avançant à sa rencontre en compagnie de la fille.
Alex ne comprenait pas ce qu'il disait. Il déglutit et les fixa avec angoisse.
— Tout va bien ?, s'enquit la fille. On ne te veut pas de mal, ne t'en fais pas.
Toujours pas de réponse. Le garçon regarda la fille.
— Je ne suis pas sûre qu'il comprenne, dit cette dernière.
— Il était peut-être ici parce qu'il est un peu… retardé, quoi ?, suggéra le garçon.
La fille fronça les sourcils et s'adressa de nouveau à Alex :
— Tu parles anglais ?
Cette fois, Alex avait reconnu la question. Il hésita et répondit :
— Un peu.
— Ah, il n'est pas américain, comprit le garçon.
— Quel est ton nom ?, demanda la fille en détachant distinctement chaque mot.
Elle se désigna du pouce :
— Mon nom est Sloane Connor. (Elle montra le garçon) Lui, c'est Cody Chambers.
Puis elle fit un geste en direction d'Alex pour qu'il se présente.
— Je m'appelle…, dit Alex en mobilisant ses maigres connaissances de l'anglais, dont il avait très peu écouté les cours dans sa vie. Je m'appelle Alex. Alexandre Evrin.
Il vit Cody jeter un regard surpris à Sloane.
— Evrin ?, répéta-t-il. Mais… c'est pas le Français qui était dans le service des convalescents de longue durée, ça ?
— Si, dit Sloane en dévisageant Alex. Il est arrivé l'année dernière, je crois. Ça avait fait pas mal de bruit.
Elle recula et fit signe à Alex de la suivre :
— Viens, suis-nous.

Alex s'exécuta et suivit les deux adolescents étranges dans les couloirs de l'hôpital.
— Je crois qu'il n'a pas remarqué ses cheveux et ses ongles, dit Cody à voix basse.
— Ce qui m'inquiète surtout, c'est que c'est sans doute la Tempête de cette nuit qui l'a réveillé, souffla Sloane. Il se fera à son apparence. Par contre, je me demande franchement comment on va faire pour lui expliquer qu'il sort d'un an et demi de coma.

Description physique :
Avant la Tempête, Alex était un rouquin de taille moyenne, plutôt fin, les cheveux abondants et bouclés, les pommettes constellées de taches de rousseur, la peau assez pâle. Comme tous les Kloropanphylles, ses cheveux, après cette terrible nuit de Décembre qu'il n'a heureusement pas vécu éveillé, ont tourné au vert feuillage, bien qu'il ait conservé çà et là quelques mèches rousses. Ses yeux sont devenus d'un vert profond et même ses taches de rousseur ont viré au brun, ce qui les fait d'autant plus ressortir sur sa peau restée très claire.

Caractère :
Les premiers temps après la Tempête, Alex était plutôt à l'écart du reste des Kloropanphylles, principalement du fait de ses difficultés à communiquer. Joran, un adolescent s'exprimant de manière correcte en français, l'a mis au courant de son coma et des événements ayant précédé (et entraîné) son réveil. Alex a fortement accusé le choc et s'est renfermé, ne tenant le coup que grâce à un Joran compatissant.
Aujourd'hui, après presque six mois au sein du peuple de ce qui est devenu la Forêt Aveugle, il a acquis un niveau d'anglais suffisant pour pouvoir parler sans souci avec ses congénères, même s'il ne parvient pas à se départir d'un accent français à couper au couteau. Il a également dépassé le cap de son coma et se montre assez sociable, prompt à la plaisanterie, toujours désireux de se rendre utile et d'apporter son aide à la communauté. Toutefois, on le connaît également très têtu et rarement capable de reconnaître une erreur. Une question d'amour-propre, suppose-t-on.

Altération :
Un père économiste renommé et une mère ingénieur du bâtiment ont conféré à Alex des dispositions remarquables pour le calcul mental, qui sont devenues absolument prodigieuses après la Tempête. Hormis la puissance mentale d'une calculatrice en ce qui concerne l'algèbre, il a également acquis ce qu'il appelle l'« intelligence visuelle » : il est capable de déterminer précisément n'importe quelle valeur rien qu'en jaugeant rapidement l'objet de l'estimation. Une distance, une longueur, une hauteur, une profondeur, la capacité d'un récipient de très grande taille, le volume d'une pièce, le poids d'un objet… Cela lui a notamment permis de se montrer très actif dans les travaux du Nid, assistant ouvriers et maîtres d’œuvre dans la conception des bâtiments, mais aussi celle des différents navires.

Possessions :
– Quelques vêtements
– Un calepin de notes
– Une chaînette en or trouvée sur la table de chevet de sa chambre d'hôpital, dont il se souvient comme étant celle de sa mère
– Une dague
– Bien qu'il ne l'avouera jamais à quiconque, il a récupéré une peluche dans une salle de jeu de l'hôpital, et ne s'en sépare jamais la nuit.


Dernière édition par Alex Evrin le Mer 28 Mai 2014 - 8:49, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Alex Evrin   Ven 20 Juin 2014 - 18:51

Mes aventures sur Autre-Monde
Les RP auxquels j'ai participé.

CHRONIQUES INTIMES

Août 2009 :
- Sans passé - TERMINE

RP LIBRES

Septembre 2009 :
- L'effet papillon - TERMINE
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Alex Evrin
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