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 Aidan Cooper

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Aidan Cooper
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Points : 880

Feuille de personnage
Age PJ: 15 ans
Site panesque ou ville: Eden
Altération ou métier: Don pour le dessin

MessageSujet: Aidan Cooper   Sam 28 Avr 2012 - 7:07

Aidan Cooper

Sexe : Masculin - Age : 15 ans - Site panesque : Eden.

Background :
Né le 7 Août 1997 en Californie, Aidan Cooper vécut une vie parfaitement normale durant les quinze ans de son existence. Après sa naissance dans une clinique de Santa Barbara, ses parents, mus par un quelconque instinct de migration, lui firent visiter toute la largeur des Etats-Unis. Ses premières années de vie virent défiler différentes bourgades de Californie et d’Arizona. Il fêta ses quatre ans dans le Nord du Nouveau-Mexique, découvrit le Kansas deux ans avant d’accorder un an chacun au Missouri, à l’Illinois et à l’Indiana. Enfin, l’instinct de ses parents diminua, faisant passer la petite famille dans différents coins paumés de l’Ohio jusqu’à un trou perdu quelque part entre Colombus et Cincinnati. Habitué très tôt à voyager, Aidan n’eut pas le temps de s’habituer à une vie en particulier. Il garda de lointaints souvenirs d’écoles maternelles de l’Ouest, fréquenta des écoles primaires trop nombreuses au cours de sa traversée des Etats-Unis pour qu’il puisse toutes les retenir. De même pour les amis, qui ne furent que des enfants de son âge qu’il connut fugitivement et oublia aussi vite avec le prochain déménagement.

La sédentarité était quelque chose de nouveau pour lui. Depuis cinq ans que lui et ses parents s’étaient installés ici, il avait eu le temps de se faire à son collège, s’était même lié d’amitié avec un adolescent de son âge, Hutch. Il connaissait beaucoup d’autres personnes, mais peu faisaient réellement partie de son cercle d’amis, car Aidan, sans être asocial, n’allait pas particulièrement vers les autres. La bourgade où il habitait n’était pas désagréable, sans pour autant mériter un autre nom que « coin paumé ». 1500 habitants, un supermarché flanqué de quatre ou cinq épiceries et entouré de quelques pâtés de maisons, elles-mêmes cernées par des kilomètres et des kilomètres de champs sillonnés de routes solitaires. Aidan habitait en bordure, dans un petit pavillon. C’est là que la Tempête frappa, sans même que le garçon ne s’en aperçoive. Du moins pas sur le coup.

* * *

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la télé avait eu de quoi remplir son JT quand on avait annoncé ce gigantesque blizzard, juste après Noël. Le sujet avait enflé à une vitesse impressionnante, partant de la madame Météo souriante promenant les mains devant une carte des Etats-Unis jusqu’à parvenir à l’alerte rouge diffusée en continu sur toutes les chaînes d’infos du pays. La télé locale de chez Aidan avait même trouvé de quoi combler ses programmes, avec un suivi heure après heure de la tempête. La chaîne avait diffusé des bulletins spéciaux à l’arrivée de l’orage sur Toronto, puis Detroit, suivis de Chicago et New York. On prévoyait de gigantesques black-out un peu partout quand le blizzard arriverait, prévision qui se révéla juste quand la titanesque chape de nuages, visible à des centaines de kilomètres, boucha petit à petit le ciel de l’Ohio, plongeant tout l’état dans une nuit avant l’heure qui devint totale à l’instant où le réseau électrique lâcha.

Dehors, d’inouïes rafales de vent hurlaient contre les carreaux de la maison d’Aidan, accompagnées d’une tempête de neige d’une rare violence qui ensevelit bientôt l’encadrement de fenêtre de la chambre du garçon sous une épaisse couche de neige. Il ne pouvait plus y voir que par le haut de sa vitre, tout le reste aveuglé par un rideau sombre – et encore, y voir, façon de parler. Il pouvait juste distinguer, dehors dans le noir, le grouillement sombre des flocons qui fouettaient l’air sans répit. Une unique bougie vacillait sur la table de chevet de l’adolescent qui, allongé sur son lit, regardait un film sur son ordinateur portable posé sur ses jambes. Il n’avait fait que ça durant le reste de la journée. L’électricité était coupée, et la tempête avait net interrompu une conversation par webcam avec Hutch ainsi qu’une douzaine de téléchargements de musique. Ce qui l’avait réduit à enchaîner à la suite des deux premiers opus de Pirates des Caraïbes, suivis du troisième et du quatrième.

Tout en observant avec un sourire en coin Jack Sparrow mettre la douille à une bande de gardes royaux, il jeta un coup d’œil à sa barre des tâches dont l’extrémité droite indiquait 23 heures 30. La télé hors d’état de marche, ses parents devaient s’être couchés depuis longtemps. Il n’allait pas tarder à faire de même, la fatigue lui gâchait le film. Il reprendrait demain – il aurait tout le temps vu que le blizzard promettait de s’éterniser durant un bout de temps. Les yeux fixés sur l’écran – car une loi immuable établit qu’un adolescent de quinze ans ne peut pas se détacher de son film avant la fin –, il sombra dans le sommeil sans s’en apercevoir, sa conscience se déconnectant lentement jusqu’à ce que, une masse d’oreillers entre le mur et son dos, sa tête s’affaisse sur le côté, les yeux clos.

Le film se termina vers une heure du matin. Une heure plus tard, les hurlements du vent avaient cessé, faisant place à un silence nocturne oppressant. Soudain, une puissante lumière bleutée filtra à travers la croûte de neige accrochée à la vitre d’Aidan. Quelques instants plus tard, un titanesque coup de canon éclata à l’extérieur, roula dans l’air, surpuissant, fort au point de faire trembler les murs. Pas assez, tout de même, pour réveiller Aidan, plongé dans un profond sommeil. Autre flash, autre violent coup de tonnerre. Puis d’autres encore, bientôt si nombreux que la nuit se mit à clignoter, secouée par un véritable concert d’explosions. Et Aidan dormait, sans se douter que sa vie basculait irrémédiablement en ce moment même.

* * *

L’adolescent se réveilla en sursaut. Le dos enfoncé dans les oreillers, les paupières tombantes, il promena un regard endormi sur sa chambre en se demandant quelle heure il pouvait être. Il supposa d’abord qu’il devait être très tôt, car sa chambre était encore plongée dans la pénombre, sa bougie éteinte, la mèche noircie. Puis il se rendit compte que sa fenêtre était rendue opaque par une épaisse couche neigeuse accumulée contre la vitre. Il bâilla, s’étira avec un grognement en lançant par réflexe un regard à son ordinateur portable, toujours sur ses genoux. Éteint. Déchargé.
— Oh, non, pesta-t-il.

Comment allait-il s’occuper ? À moins que l’électricité soit revenue, vu que le blizzard semblait avoir cessé… Il décala son portable, s’assit au bord de son lit en se frottant les yeux puis se leva. Il traîna les pieds jusqu’à l’interrupteur de sa chambre, qu’il actionna plusieurs fois en fixant sa lampe qui ne s’alluma pas. Toujours pas de courant. Il s’approcha de sa fenêtre, tourna la poignée et dut donner plusieurs coups secs pour réussir à l’ouvrir vers l’intérieur. La couche de neige, elle, resta en place, rideau solide formant comme un mur dans l’encadrement.
— La vache, pouffa Aidan.
Il entreprit de creuser un trou dans la couche de neige, dégageant un espace assez grand pour qu’il puisse voir à l’extérieur.
— Woah, fit-il en poussant du plat de la main la neige qui dégringolait en plaques de son rebord de fenêtre.

Le froid le faisait frissonner, et il referma la fenêtre tout en continuant de regarder dehors. Le temps était digne d’un film d’horreur. Une chape de nuages gris et bas masquait entièrement le ciel, comme une oppressante couverture surplombant la bourgade silencieuse, entièrement recouverte d’un manteau immaculé. La rue en bas de chez Aidan et les toits des maisons environnantes disparaissaient sous la neige, ainsi que l’immense campagne, visible par-delà les toits. Aidan observa un moment ce paysage à travers la fenêtre, puis s’habilla et sortit de sa chambre. Frissonnant, il s’aperçut alors que le couloir était glacial. Le chauffage aussi était mort ? Ils possédaient pourtant une cheminée. La maison était étrangement silencieuse. Quand Aidan arriva dans le salon, après avoir descendu les escaliers, il constata que la pièce était déserte. Il regarda l’horloge du salon, indépendante du réseau, qui indiquait près de neuf heures du matin. Personne de levé à cette heure-là ? Étrange. Il remonta les escaliers, traversa le couloir et poussa la porte de la chambre de ses parents.

La fenêtre était fracassée. Figé, Aidan observa les rideaux se balancer sous une brise glaciale venue du dehors. Le lit n’était pas défait. La pièce semblait parfaitement en ordre. Pourtant la vitre gisait en morceaux au pied du lit, et le froid avait envahi la pièce que l’adolescent s’empressa de quitter, inquiet. Il redescendit dans le salon en lançant :
— Papa ? Maman ?
Personne ne lui répondit. Déconcerté, il parcourut tout le couloir du rez-de-chaussée en poussant une à une les portes, découvrant le cagibi, le bureau de son père, les toilettes… Cinq minutes. Il avait entraperçu quelque chose dans les toilettes. S’arrêtant net, il fit un pas en arrière et découvrit deux chaussettes de son père abandonnées sur le sol, au pied de la cuvette. Et, au fond de cette dernière, un caleçon flottant dans l’eau.

Aidan resta un instant stupéfait, puis éclata de rire en reculant dans le couloir. Des larmes de rire aux yeux, il hoqueta en retournant dans le salon, des sentiments contradictoires se bousculant dans sa tête. À la fois le fou rire résultant de l’étrangeté de la vision qu’il venait d’avoir, et l’inquiétude provenant de l’étrangeté même de cette situation. Que s’était-il passé ? Petit à petit, son rire se calma, remplacé par un serrement de gorge et une angoisse croissante.
Du calme, se répéta-t-il, la main devant la bouche, planté au beau milieu du salon silencieux. Du calme. Rien de grave. Tout va bien aller…

* * *

Le garçon laça ses chaussures, décrocha son manteau du perroquet de l’entrée et l’enfila en réfléchissant à ce qu’il allait faire. Il restait forcément des gens dans le village. Ses parents étaient avec eux, évidemment. Où pouvaient-ils être, sinon ? On ne se volatilise pas comme ça, bien sûr que non. Mais pourquoi ne l’avaient-ils pas prévenu ? Ou bien laissé un mot ? Peut-être qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’il se réveille avant leur retour. Le retour d’où ? Les rues étaient calmes. Trop calmes. Où étaient les gens ? Oui, où étaient-ils ? Il se répéta cette question en sortant de chez lui, enfoncé dans son manteau, la capuche de son hoodie relevée sur se tête. Maintenant que la tempête avait cessé, il aurait dû y avoir plein de gens dans les rues, en train de déneiger les trottoirs, le perron de leur maison. En s’avançant sur la route, il nota alors une étrange impression de vide. Peut-être provoquée par le silence total. Ou bien… oui, c’était ça : il ne voyait aucun véhicule dans les rues ou devant les habitations.

Les sourcils froncés, il continua de marcher au milieu de la chaussée enneigée en relevant généreusement les genoux pour pouvoir avancer. La couche de neige lui atteignait presque les hanches, blanche et uniforme. De la vapeur se formait au sortir de sa bouche alors qu’il regardait à droite et à gauche, levait les yeux vers le ciel plombé. Il s’arrêta soudainement comme l’évidence lui tombait dessus d’un coup : il s’était passé quelque chose. Quelque chose de vraiment pas normal. Mais quel genre d’événement avait bien pu le laisser parfaitement seul dans une ville ? Cette violente tempête y était-elle pour quelque chose ? Abattu, il regarda autour de lui sans savoir quoi faire. Son esprit était vide, aussi figé que la route sur laquelle il se trouvait. Son rythme cardiaque s’était accéléré, et il soupira en se massant le front.

Soudain, il remarqua du mouvement au coin d’un carrefour, près de la vitrine d’une épicerie, et il ressentit un brusque regain d’espoir. Non, il n’était pas seul. Balançant les bras pour avancer plus vite dans la neige, il se dirigea vers la forme qui était apparue au coin de la route, quelques dizaines de mètres plus loin. Il pensait bien que c'était un adulte. De grande taille, il trébuchait dans la neige et, le temps que Aidan se rapproche, tomba plusieurs fois à la renverse pour se redresser maladroitement, de la poudre blanche plein la figure.
— Hé, vous voulez de l'aide ? cria Aidan en s'approchant.
L'autre releva la tête. Aidan ralentit par réflexe en fronçant les sourcils. Peut-être était-ce un effet de la neige qui parsemait le visage de l'autre, mais ce dernier ne lui semblait pas bien en forme. De là, on aurait dit qu'il louchait. Aidan lui trouvait une façon étrange de bouger, comme une caricature de zombie au cinéma. Mal en point ?

— Vous n'allez pas bien ? demanda-t-il.
Pour toute réponse, l'autre poussa un grognement guttural et trébucha une nouvelle fois. Devant ce grognement, Aidan s'arrêta un bref instant et continua prudemment, plus qu'à une dizaine de mètres de l'individu. Ce dernier lui paraissait vraiment bizarre, à bien y regarder. Son visage était atteint d'une sorte de malformation, des bourrelets de peau pendouillaient sous son menton et ses joues, attaqués par une violente acné qui lui boursouflait la face. Il était carrément effrayant, en fait. Sa démarche et sa façon de se mouvoir ne s'arrangeaient pas.
— Heu... hésita l'adolescent en s'arrêtant à quelques mètres.
Le type poussa un nouveau geignement en battant des bras pour trouver son équilibre. Puis se lança dans des sortes de tortillements en tentant de s'élancer vers Aidan, ralenti par l'épaisse couche de neige.

— Mais... Eh ! s'écria le garçon en reculant précipitamment. Qu'est-ce qui vous prend ? Hé !
Il fit volte-face et se fraya le plus rapidement possible un chemin dans la neige. Il n'eut pas beaucoup de difficultés à distancer l'homme, mais beaucoup plus à se remettre de ce qu'il venait de voir. Si, en définitive, il était seul. Seul avec une espèce de raclure zombifiée juste capable de grogner et tenter de se jeter sur lui. Génial. Il se retourna et constata que l'autre s'était de nouveau empêtré dans sa démarche chaotique. La vue d'un adulte déformé titubant dans la neige, sous un ciel bas et gris, lui donnait la chair de poule. Serrant les dents, il rentra chez lui, poussa la porte d'entrée avec l'intention de rassembler ses affaires et de quitter cet endroit. Il déboula dans le salon, stoppa net à l'entrée en regardant le sol. Le carrelage de la pièce s'était fendu sur toute sa longueur.

L'adolescent considéra ce spectacle un moment, promenant son regard sur la fissure qui commençait à un mur, courait sous la table pour filer sous la baie vitrée côté jardin, puis il souffla :
— Mais qu'est-ce que c'est que ce foutu bordel ?
Il n'avait pas fini sa phrase que la baie vitrée fut striée d'une longue fêlure blanche sur toute sa hauteur, avec un craquement sonore, le faisant sursauter. La ville déserte sous cinquante centimètres de neige, un zombie dans la rue, une fissure qui s'ouvrait au beau milieu de son salon. Il n'allait décidément pas rester ici. Il prit une demi-heure pour emporter des vêtements dans un sac à dos, piocher quelques trucs dans le frigo, passa au garage pour s'emparer d'un morceau de plomberie qui lui servirait d'arme en cas de besoin. Puis il ressortit dans la rue, promena son regard sur les alentours, rempli d'une détermination teintée de peur, avant de rajuster la sangle de son sac à dos d'un mouvement d'épaule et de se mettre en route avec un profond soupir.

* * *

Il prit la direction de l'Ouest, marcha durant plus d'une semaine qui devait rester à jamais gravée dans sa mémoire. Hutch habitait à Chillicothe, une trentaine de kilomètres à l'Est, et les nuages étaient encore plus sombres et menaçant dans cette direction. Il ne pourrait jamais y aller. Le téléphone était hors service, il n'avait pas le moindre moyen de le contacter. De plus, il avait la nette impression que la masse nuageuse venait dans sa direction. Il préférait la fuir, elle ne lui disait rien qui vaille. Son voyage dura près de 10 jours. Au fur et à mesure qu'il marchait, il constatait avec un mélange d’ahurissement et de frayeur qu'il s'agissait sans aucun doute d'un phénomène s'étendant à au moins la totalité des États-Unis qui avait frappé cette nuit-là. Plus il avançait vers l'Est, moins il y avait de neige, mais plus une végétation aussi dense qu'étrange semblait avoir envahi tout le territoire en quelques jours.

Il parvint à Cincinnati alors que de hautes plantes s'attaquaient aux façades des immeubles, recouvraient la route, perçaient le bitume et s'élançaient vers le ciel. Il constata avec une appréhension encore plus grande le développement d'une faune à la fois inhabituelle et relativement hostile. Sur un chemin découvert comme la campagne, ou la nature n'avait pas encore frappé trop fort, il pouvait se servir de jumelles qu'il avait songé à emporter, et avait aperçu plusieurs fois, de loin, diverses créatures qu'il préférait savoir loin de lui. Il n'avait aucune idée d'où ce voyage le mènerait, mais il était parvenu à une conclusion : à moins de trouver de l'aide, il n'avait aucun intérêt à rester trop longtemps au même endroit. Rester en mouvement augmentait ses chances de survie. En revanche, son moral se réduisait de jour en jour.

Il fut pris d'une violente crise d'angoisse près de Bloomington, et faillit bien abandonner toute combativité. L'idée de passer le reste de sa vie à vagabonder dans un monde sauvage qu'il ne reconnaissait plus du tout lui plombait le moral. Rien à voir avec les moments d'exaltation et d'aventure qu'il s'imaginait avant, quand il se laissait aller à des rêveries sur un monde sans adulte. Là, il était coincé entre la peur de ce nouveau monde et la terreur de la mort. Un dilemme qui aurait pu l'achever s'il n'était pas tombé sur les fondations d’Éden.

* * *

Il n'en crut d'abord pas ses yeux quand il parvint à ce qui était alors encore un amas d'habitations chaotique, sans aucune organisation. Peu importait cet état. Tout ce qui comptait à ses yeux, c'est que d'autres adolescents se trouvaient là, à portée de voix, quand il aperçut le village en sortant d'un bois touffu, sur une butte. Submergé par un soulagement indicible, lui, un gaillard de quinze ans, fondit simplement en larmes, les bras ballants, tandis qu'un groupe d'adolescents s'avançaient à sa rencontre.

(Evolution du personnage)
Sept mois après la Tempête... Aidan, lors d'un expédition en terres Cynik en compagnie de Victor, Lysandre et Joanie, reçoit un violent choc sur le crâne, qui ne laisse tout d'abord aucune séquelle hormis un violent mal de crâne qui finit par passer. mais au beau milieu de Babylone, alors que lui et ses compagnons de route tentent d'en sortir, il est pris d'un malaise qui leur fait découvrir le pire : l'adolescent souffre d'une blessure interne, qui vient de provoquer un épanchement de sang dans son crâne. Après être parvenus de justesse à s'échapper de la cité et l'avoir provisoirement sauvé avec l'aide du vieux Balthazar, ils le ramènent à Eden, où il est actuellement dans le coma, à l'infirmerie...


Description physique :
Aidan est un garçon de grande taille, aux yeux bleu, les cheveux blonds ni coupés ni coiffés depuis la Tempête, ce qui lui confère une tignasse emmêlée lui tombant jusqu'aux épaules. Quelques traces d'acné sur les pommettes. Démarche un peu dégingandée, type grand dadais. Assez peu sportif avant la Tempête, même si cela ne se ressentait pas beaucoup dans son physique, les événements l'ont rendu assez endurant et l'ont affûté physiquement, même si il reste plutôt flegmatique en dehors de la chasse. Question habillement, Aidan affectionne les vêtements amples, tels les joggings, les hoodie, les T-shirt...

Caractère :
Aidan est doté d'une humeur relativement changeante, pouvant se montrer aussi bien enjoué et goguenard que renfermé et grommelant en fonction de ses pensées du moment ; dans tous les cas, en dehors de la chasse, il est assez flegmatique – sans pour autant être mou. Ni à l'écart, ni collant, il préfère que des liens d'amitié se tissent d'eux-mêmes, naturellement. Hanté par la pensée de Hutch, qu'il a été obligé d'abandonner lors de la Tempête, son caractère est également teinté d'un cynisme plus important qu'auparavant ; il est très attaché à ne pas laisser tomber ses amis. C'est cette même rancœur qui l'a poussé à se porter volontaire pour la chasse, histoire de canaliser cette énergie tirée du scrupule.

Altération :
Avant la Tempête, Aidan dessinait beaucoup, beaucoup plus enclin en cours à griffonner sur ses cahiers qu'à écouter le professeur. Une fois arrivé à Éden, avant de se trouver une activité propre, il passa beaucoup de temps à croquer les habitations qui s'étendaient au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux habitants, ces derniers eux-mêmes, les paysages entourant la ville. Il se rendit compte petit à petit que sa capacité à représenter ses modèles de façon réaliste augmentait de façon fulgurante, le rendant capable de jeter sur le papier une vue d'ensemble d’Éden en une quinzaine de minutes. Pour l'instant, il attribut davantage ce nouveau talent à ses capacités personnelles qu'à l'altération – terme dont il ne saisit pas encore entièrement le concept.

Possessions :
- Aidan a transformé son bout de plomberie en véritable arme de guerre : extrémité travaillée au marteau pour en faire une pointe, manche renforcé par une bonne moitié d'un rouleau de gros scotch marron trouvé alors qu'il en restait encore...
- Sac à dos tout en cuir, lanières et boucles métalliques
- Couteau de chasse
- Un petit matos de dessin
- Diverses autres affaires personnelles...


Dernière édition par Aidan Cooper le Mar 3 Juin 2014 - 17:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aidan Cooper   Dim 6 Mai 2012 - 14:11

Mes aventures sur Autre-Monde
Les RP auxquels j'ai participé.

INTRIGUE : DANGER IMMEDIAT

Juillet 2009 :
- Chroniques d'une guerre annoncée - Part one - TERMINE
- Chroniques d'une guerre annoncée - Part two - TERMINE

Août 2009 :
- Chroniques d'une guerre annoncée - Part three - TERMINE
- Chroniques d'une guerre annoncée - Part four - TERMINE

INTRIGUE : CHANT GUERRIER

Septembre 2009
- Un bien ou un mal ? - TERMINE
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